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Ils se situent aux différents moments de la construction des Travaux personnels Encadrés.

L’évaluation de la problématique et de la recherche d’informations :

La problématique est importante à la fois pour la forme et pour le fond que doit prendre le TPE. Sur le fond, il est la question que le groupe se pose et à laquelle il est censé répondre en réalisant le TPE. C’est par exemple l’enjeu de société dont il prétend démontrer l’importance comme, par exemple, la violence du cinéma et son influence sur les jeunes publics. Cet enjeu va aussi conduire le groupe à étudier le format d’information qui sera le plus approprié pour transmettre les informations et effectuer sa démonstration.

Elle est issue de la nécessité pour le groupe de trouver un sujet de réflexion qui motive l’ensemble de ses membres, et est surtout le fruit de l’assemblage de différentes idées ayant germé entre elles et que chaque membre a griffonné sur un papier, non d’un plan détaillé particulièrement élaboré contrairement à ce qui se passerait dans le cas d’un simple exposé à construire.

 

Ainsi, dans le cadre d’un TPE à dominante scientifique, savoir rédiger une problématique qui cerne la totalité du sujet étudié (hypothèses, expression du besoin d’information). Evaluer si les informations collectées en cours de recherche y répondent (résultats). Savoir en tirer les conclusions nécessaires (interprétation) suivant ainsi les principes de la démarche scientifique.

 

Une première évaluation sera donc une auto- évaluation émanant du groupe autour de l’engouement que suscite la problématique, le sujet trouvé, et de la matière informationnelle qui doit être abondante pour que le TPE réalisé soit riche d’informations intéressantes et d’enseignement, tant pour ceux qui l’élaborent que pour ceux qui le reçoivent. Ces différentes activités et les entités qui participent au processus sont interdépendantes.

 

Par exemple, les chercheurs d’information évaluent la pertinence d’une information en fonction de l’état de leur besoin informationnel et de leurs connaissances sur le sujet. En retour, l’information évaluée, jugée pertinente ou partiellement pertinente, est susceptible de modifier leur besoin d’information d’autant plus que celui-ci est vague et mal défini. Il s’agit d’une activité fortement contingente : les dispositifs d’accès à l’information obligent à une certaine formalisation du besoin, à sa formulation selon des modalités contraintes. Ensuite, la manière dont les moteurs de recherche présentent les résultats peut influencer les jugements de pertinence. Un premier tri s’effectue d’après les informations qu’ils proposent dans leurs pages de résultats : c’est là que le chercheur d’information décide de consulter certains documents en détail et d’en ignorer d’autres. Dans le cas des moteurs de recherches, les études scientifiques montrent que le classement qu’ils proposent influence la sélection des documents : très souvent, seuls les premiers classés seront véritablement consultés.

 

Suit alors une évaluation de cette problématique et des pistes de réflexion trouvées autour de celle- ci, évaluation réalisée par les professeurs encadrants, notamment par rapport au contenu informatif sur la question, à l’intérêt que présente le sujet choisi et le lien de celui- ci avec la production envisagée. Ce type d’évaluation sera aussi l’occasion pour les enseignants de vérifier la pertinence de la problématique choisie au regard du thème générique. Cela est également l’occasion pour les professeurs de formuler des recommandations sur

les éléments extérieurs à prendre en compte dans l’élaboration du TPE, comme la disponibilité horaire des personnes extérieures à l’établissement scolaire que le groupe souhaite interviewer ou l’orientation générale que doit prendre un sondage d’opinion pour être le plus riche d’enseignement possible sur le plan informatif pour la construction du TPE.

La variété des documents sélectionnés, la réorientation de la recherche documentaire en fonction des documents trouvés, l’indication précise des sources, la pertinence des informations recueillies, leur mise en relation et la capacité à faire évoluer la problématique ainsi que la formulation sont aussi des critères d’évaluation appréciés à ce stade de l’élaboration du TPE. Les enseignants vont donc surtout regarder la pertinence des outils utilisés par les élèves pour effectuer la recherche documentaire et arriver à leurs fins sur la problématique choisie.

 Ce sont des critères encore plus appréciés lors de la phase de conception du TPE.

L’évaluation du travail de conception… :

Tous les TPE ne supposent pas la présentation d’un dossier, mais il est nécessaire d’organiser la matière que l’on a réunie. C’est pourquoi l’évaluation est faite sur la forme comme sur le fond du dossier. Elle sera généralement effectuée par les enseignants après présentation de chacun des projets en classe entière, afin de recueillir l’avis et les impressions des autres groupes de TPE sur le travail réalisé par leurs camarades.

 … sur la forme :

La mise en valeur du plan et sa cohérence seront importants, notamment quant à la bonne hiérarchisation des documents et des idées recueillies. Ainsi, l’évaluation du plan ne porte pas que sur son articulation apparente, mais aussi sur son contenu informatif.

… sur le fond :

Les professeurs encadrants vérifient que le plan ne soit pas une simple collection, ni une juxtaposition de documents, de parties rédigées par des auteurs différents ou à des moments différents.

Ils vérifient également l’insuffisance dans la sélection de l’information qui peut alors venir parasiter sa transmission par la multiplication d’éléments inutiles. L’insuffisance de repères logiques et de transitions, l’absence d’articulation entre les différents éléments entraînent une perte de lisibilité du discours. Cela nuit à sa progression logique.

La lecture du plan doit leur permettre de vérifier la mise en tension des différents éléments qui le composent pour formuler une problématisation sous- tendant une résolution dans la conclusion, le dynamisme avec un fil du récit parfaitement tendu, ou bien l’élévation, chaque partie étant disposée afin d’élaborer un tout dont seule la lecture d’ensemble permet d’apprécier la valeur ou étant la reprise d’un même élément vu sous un autre jour de plus en plus éclairant.

Ils vont également s’attacher à vérifier la justesse du style adopté, la précision du vocabulaire, l’exactitude de l’orthographe.

Les effets de feedback :

De manière littérale, ce terme anglais signifie « nourrir en retour ». Tous les avis, conseils et recommandations faits par les professeurs et par les autres groupes de TPE devront être retenus par chacun des groupes, qui doit ainsi en reformuler si besoin est certains aspects .

Cette reformulation devra être intégrée à la phase de réalisation concrète du TPE.

Ainsi, toutes les phases d’élaboration des TPE par les élèves ainsi que son évaluation par les enseignants sont fidèles à la démarche suivie dans la « Taxonomie de Bloom » (1/ Connaissances- 2/ Compréhension- 3/ Application- 4/ Analyse- 5/ Synthèse- 6/ Evaluation), démarche également reprise par le projet de circulaire daté d’octobre 2010, intitulée « Repères pour un parcours de formation à la culture de l’information ».

 

Cette phase comporte l’élaboration du dossier de TPE proprement dit (A) et la phase de soutenance orale devant deux autres professeurs encadrants de TPE des matières identiques (B).

 L’élaboration du mini- mémoire de TPE :

 C’est la dernière occasion dont dispose chaque groupe de TPE pour trancher sur les choix informationnels en fonction des différents conseils reçus. Par exemple, le choix de faire un DVD relatif à l’interview accordée par l’Emir du Qatar sur la fixation des prix du pétrole par les pays- membres de l’OPEP.

Si le choix du canal informationnel est libre, des formalités sont à respecter sur le fond.

Les groupes doivent faire figurer une page inaugurale comportant le titre du TPE, le thème national, l’année, le nom des membres du groupe et leur classe, le nom des professeurs encadrants. Il est aussi nécessaire d’adopter un code pour les différents niveaux de hiérarchisation (titres, intertitres, notes et annexes) et de ne pas en changer en cours de route. Utiliser également un système de mise en valeur des étapes et préciser la démarche suivie. Il est également vérifié si le travail comporte un sommaire, une bibliographie, une pagination. Il peut également comporter des annexes. Et une page de remerciements.

Un logiciel de mise en page est utilisable pour la touche finale.

Voici deux exemples de liens vers des TPE aboutis de type différent : http://vision.animale.free.fr/ ; http://www.iecn.u-nancy.fr/~ferrier/2TPE.pdf .

La soutenance du TPE :

Elle peut être précédée d’un oral blanc pour entraîner les élèves à affiner leur démonstration, à affermir leurs convictions et à prendre confiance en eux. Elle doit permettre de vérifier les connaissances acquises, les compétences développées, comment le groupe a réussi à surmonter les difficultés rencontrées (sondages, interviews, tournage, représentation théâtrale… défaut d’implication d’un ou de plusieurs membres du groupe), les répercussions éventuelles du TPE sur leur projet professionnel.

L’oral sera notamment l’occasion de vérifier que les ressources thématiques des sites internet ont bien

été exploitées à leur juste valeur, par exemple pour fournir suffisamment de données chiffrées à l’appui de leur démonstration.

 Les qualités d’un élève en TPE sont adaptabilité, bon sens, courage et volonté pour surmonter les difficultés, capacité à problématiser, à argumenter (écouter, expliquer, justifier un choix ou une position), capacité à définir un positionnement intellectuel, curiosité d’esprit, esprit synthétique et critique, esprit analytique et esprit pratique, imagination, motivation, rigueur, patience et constance.

 Toutes qualités qui permettent aux élèves de faire une synthèse analytique et critique sur une problématique donnée, pour en déduire un positionnement intellectuel adéquat.

C’est là tout le travail de structuration et de mise en forme du TPE.

 Une fois la problématique trouvée, chaque groupe doit établir un cahier des charges afin de définir ce qui doit être fait et les limites de la production. Même si ce document (fiche) n’est plus obligatoire, il reste vivement conseillé pour les membres de chaque groupe, puisque cette fiche comporte les enjeux ou défis que doit relever le groupe dans l’élaboration du TPE. Décidé en équipe, c’est une forme de contrat moral qui lie l’ensemble du groupe : c’est la démarche que le groupe a décidé de suivre. Il peut être modifié au fil de la découverte progressive du sujet travaillé. Les modifications apportées doivent alors être décidées de manière collective et à une date précise.

Il présente trois composantes : définir la production, fixer les objectifs et prendre en compte les contraintes.

 La première étape de définition de la production, revient pour le groupe à répondre à la question « que fait- on ? » Le sujet doit être formulé sous la forme d’une proposition, de manière concise et doit présenter un caractère original par rapport à celui des autres groupes. Ainsi, pour un sujet relatif à quelle stratégie marketing met en place le groupe Auchan pour développer sa gamme de produits issus de l’agriculture biologique dans le cadre d’un TPE commun aux enseignements de sciences économiques et sociales et d’histoire et géographie, le thème de rattachement sera les entreprises et leur stratégie territoriale.

 La deuxième composante sera les objectifs que le groupe se fixe pour stimuler sa recherche documentaire sur le sujet, par exemple en cernant au mieux le public visé par le développement des produits « bios » chez Auchan.

 La troisième consistera dans la prise en compte des contraintes. Cela se fait à l’aide du questionnaire quintilien : Qui ? Quoi ? Quand ? Où ? Pourquoi ? Pour répondre à ces interrogations de manière réaliste, le groupe doit prendre en considération les moyens dont il dispose, la personnalité des élèves qui le composent et, notamment, leurs points forts, et le temps dont ils disposent pour faire aboutir leur projet, dix huit semaines en l’occurrence.

 Le cahier des charges est ainsi ajustable au gré des difficultés nouvelles rencontrées. A l’origine, suivant l’esprit de la réforme de 2002, il devait être fixé par la rédaction d’un écrit pour mettre les choses au point entre les divers membres du groupe, mais également pour éviter toute ambiguïté entre le donneur d’ordre et l’exécutant. C’est en tout cas une démarche essentielle de planification et de projection dans le temps du travail à accomplir par chacun des membres du groupe.

Le choix du canal de diffusion informationnel

 Il va nécessairement varier en fonction du public ciblé par l’information. Ce dernier terme vient du latin « informare » qui signifie « façonner », « donner forme à » et du latin « informatio » qui signifie «idée », « esquisse ». Par extension et depuis l’apparition de la presse au XIXème siècle, cette notion désigne la connaissance destinée à un public.

 

Identifier les sources et les circuits de l’information, faire le choix du support médiatique adapté à son objectif, distinguer la part de l’information et celle de l’opinion, savoir évaluer les différentes productions médiatiques (fiabilité, qualité esthétique, pertinence…), avoir conscience des publics auxquels on s’adresse et choisir les canaux adaptés : construire un projet de diffusion, savoir se situer dans les différentes sphères (publique, privée, institutionnelle), prendre conscience de la place et de l’influence des médias dans la société : connaître les caractéristiques et l’économie des médias, connaître les liens entre médias et démocratie doivent constituer les objectifs essentiels d’un tel choix.

 

Ainsi, un groupe de TPE qui choisit comme outil de communication la caméra vidéo, ne ciblera pas un public identique qu’un groupe qui va utiliser la dégustation de produits issus de l’agriculture biologique, ou encore qu’un autre qui procèdera à un sondage auprès des couples « mixtes » du lycée pour déterminer l’ampleur et la fréquence des mariages inter religieux, c’est- à- dire entre deux personnes de confession différente.

 

 Le choix du registre approprié

 Il doit être le plus approprié au message que chaque groupe de TPE veut faire passer, ainsi qu’au public visé par le contenu informatif de celui- ci.

 C’est aussi vérifier pour les élèves qu’ils emploient un vocabulaire correct et approprié pour expliquer les notions dont ils doivent restituer le sens. Pour cela, ils vont s’appuyer sur des thésaurus, c’est- à- dire des listes d’occurrences de termes voisins que l’on peut associer à d’autres : ce sont des mots- clés. Par exemple, pour « éléphant », le type sera « mammifère », la variable « herbivore » et l’instance « éléphant ». Les thésaurus sont des méta données, c’est- à- dire des données comportant un contenu informatif et qui sont issues de données primitives codées en langage binaire sous- forme de « 0 » et de « 1 » par les ordinateurs.

 Le choix du type de présentation du projet et de la production réalisée à l’oral

 A l’oral, les élèves soutiennent leur TPE, sorte de mini- mémoire d’une trentaine de pages, de la même manière qu’un mémoire universitaire.

 Cette présentation, s’il est préférable qu’elle soit centrée sur un aspect de la thématique traitée- pour cela, le sujet choisi comme la problématique qu’il sous- tend ne doivent pas être trop vastes- ne doit pas pour autant ne privilégier qu’un seul point de vue. Le type de présentation orale choisi doit au contraire permettre la représentation la plus large possible des positions philosophiques, historiques, économiques et sociologiques ou scientifiques ou littéraires sur le sujet traité. Dans une utilisation « éthique » de l’information, il convient en effet de « ne pas porter atteinte aux droits des personnes et de respecter les valeurs démocratiques » comme en dispose le projet de circulaire du 8 octobre 2010 émanant de la Direction Générale de l’Enseignement SCOlaire (DGESCO), dirigé par Jean- Michel Blanquer.

Si la présentation orale du TPE peut se faire sous diverses formes (pièces de théâtre, débat télévisé, conférence, colloque, discussions de comptoir… le moins possible exposé, car il faut que cela soit vivant et prépare les élèves aux études supérieures), celle qui permet des échanges entre représentants de différents lobbies, représentants de l’Etat et des usagers est encore le débat. Ainsi, pour un TPE relatif au mécanisme de l’influence des campagnes publicitaires en faveur du tabagisme chez les jeunes publics, ce type de présentation orale est la seule à pouvoir rendre compte du volume et du poids des intervenants dans ce secteur industriel et de leur influence sans cesse grandissante sur des publics de plus en plus jeunes ainsi que l’amplitude des questionnements et des problèmes de société que ce phénomène génère.

Sur la forme, cela va amener chaque groupe à structurer son dossier suivant un plan. C’est un moyen d’orienter le sujet et de l’organiser. Le choix du type de plan dépend nécessairement du sujet traité et de la matière dont on dispose.

Il faut alors reprendre les dossiers d’archives dans lesquels l’information a déjà été traitée : sélection, mise en relation entre différents documents, questionnements et discussions provoqués par leur lecture. Relire les carnets de bord des différents membres du groupe, permet de retrouver les données, observations et analyses déjà effectuées, les problèmes rencontrés, les évènements intellectuels ayant émaillé le parcours de chacun , les différents points de vue et les indications des enseignants.

 Le plan choisi peut être soit chronologique, soit descriptif, soit problématique, soit déductif, soit dialectique. Dans le premier cas, on suit les étapes chronologiques d’une démarche en insistant sur les évènements. On parle de plan descriptif quand on veut examiner deux ou trois aspects d’un problème, la description étant alors accompagnée d’analyses. Le troisième type de plan sert à exposer différents aspects d’un problème en soulignant comment ils interagissent, comment ils sont liés entre eux : il conduit ceux qui l’adoptent à proposer des solutions. Le plan déductif, quant à lui, examine les causes d’une situation en essayant de mettre en évidence leurs relations, les causes peuvent être indépendantes ou corrélatives. Cela conduit à l’observation de conséquences effectives et des actions à envisager. Le dernier type de plan est dialectique et se fait suivant trois parties : l’énoncé de la thèse soutenue, les critiques et réfutations de la thèse, et la « synthèse » amenant en réalité à formuler une hypothèse nouvelle pour dépasser le sujet, aller plus loin.

 

Une fois les groupes de TPE constitués à raison de maximum cinq élèves par groupe, chaque élève se voit remettre une fiche individuelle de suivi, laquelle comporte notamment le nom de l’élève, la date à laquelle le travail a été effectué, la part du travail individuel qui a été effectuée par l’élève  et celle du travail collectif qu’a effectué le groupe, puis les tâches que se fixe l’élève et le groupe pour la suite. Ce travail de suivi concerne notamment le travail de documentation sur le sujet choisi. L’élève note ainsi les différentes étapes du travail que lui et son groupe effectuent.

L’autre instrument de travail est le carnet de bord que chaque élève doit (et cela lui est vivement conseillé en début de séquence !) tenir à titre individuel et sur lequel il va faire figurer toutes les étapes de recherche documentaire, d’élaboration et de réalisation du TPE telles qu’il y a participé. L’élève doit ainsi indiquer de manière systématique le produit des recherches effectuées par lui et par le groupe, en indiquant très précisément les références de ses sources comme vu plus haut. Ce dernier outil est une hybridation entre un agenda, un journal de bord, un carnet d’enquêtes et un cahier de brouillon pour l’élève.

Ces deux outils vont permettre, d’une part de vérifier le cheminement de chaque élève ainsi que celui de son groupe dans l’avancement de son TPE.

Après cette phase de recherche documentaire pour préparer le TPE, vient la phase de conception proprement dite.

L’efficacité et la pertinence de ce traitement supposent l’analyse critique et un esprit de hiérarchisation de la part des auteurs du TPE. Cela va leur permettre de repérer les différents supports de l’information (journal papier, livre numérique… ) et d’identifier leurs sources (auteur, nom de l’ouvrage).

Ainsi, traiter le contenu informatif d’un document consiste pour les élèves à apprendre à lire un document en lecture rapide et à sélectionner les données à mettre en forme indispensables au traitement du sujet. Ils doivent ensuite procéder au recoupement des informations qu’ils recueillent pour les valider dans le parcours informationnel.

Repérer la valeur des supports de l’information, de ses différents formats

L’information est véhiculée sur des supports, par des canaux (télévision, radiodiffusion, livres documentaires, journaux papiers, CD- Rom, sites internet…), qui interviennent par leur forme sur le contenu même de l’information. L’élève ou le groupe d’élèves doit donc avant tout préciser le support du document et l’impact de ce support sur le sens et la valeur du document  qu’il étudie.

Les livres documentaires, les DVD et les CD- Rom sont considérés comme des supports d’information dont le contenu est stabilisé, définitif. Cependant, pour être sûr de la fiabilité de l’information, il est conseillé aux élèves d’utiliser l’édition la plus récente. Les ouvrages sont organisés en parties, en chapitres : Il faut s’aider des sommaires, des tables des matières et index pour s’y retrouver. Néanmoins, il convient de mettre en garde les usagers sur le fait qu’extraire un passage de son contexte peut en transformer le sens.

Quant à la presse (papier ou audiovisuelle) et aux sites internet, il s’agit de supports d’information dont le contenu est sujet à modifications : leur texte est conçu pour ne pas durer, ces supports véhiculent des informations qui varient régulièrement. La qualité de l’information qu’ils contiennent varie en fonction des rectifications mises en oeuvre par les rédacteurs et par les effets de correction opérés par le lecteur lorsqu’il en effectue une lecture régulière. La navigation sur les sites internet s’effectue par l’intermédiaire de pages figurant au menu de ceux- ci. L’arborescence de chaque site web visité retrace son architecture, de manière équivalente au sommaire d’un journal papier.

Seuls les supports d’information précédents ont vocation à la transmettre, les oeuvres d’art ne se définissant pas quant à elles par le devoir de vérité. Elles peuvent être un support à la réflexion, à l’illustration d’une idée, mais ne doivent pas être présentées comme des « preuves ».

Identifier les sources et évaluer la fiabilité de leur contenu informatif

C’est la première opération à effectuer avant même d’entamer l’observation d’un document. Les éditeurs, les journaux et les sites peuvent être qualifiés de plus ou moins sérieux. Seule leur manipulation régulière habitue l’utilisateur à déterminer le « sérieux » de sa source. Une fois ce label attribué, on peut généralement s’y fier. Ainsi, au sein de la presse « papier », un quotidien d’information local gratuit comme  « 20 minutes » présente au niveau des sources d’information dans lesquelles il est puisé un caractère peu vérifiable du contenu informatif, rendant donc celles- ci peu fiables. En revanche, un grand quotidien d’information national comme « Le Monde » a ses sources généralement nommées, précisées, rendant ainsi le contenu informatif délivré beaucoup plus fiable.

D’où l’intérêt pour l’utilisateur de comparer les informations trouvées dans différents documents et de vérifier  le caractère plus ou moins récent de la date du document afin de pouvoir en vérifier le « sérieux ».

Dans tous les cas, il convient de préciser pour chacune des recherches effectuées. Aussi indiquera- t- on s’il s’agît d’un livre le nom de l’auteur, le titre complet (figurant en italique), l’éditeur, le lieu et la date de publication, le numéro des pages consultées. S’agissant d’un journal ou d’une revue, on prendra en compte le nom de l’auteur, le titre de l’article (entre guillemets), le titre (en italique), la date de publication. Pour ce qui est du site internet, on recherche le nom de l’auteur (qui n’apparaît pas toujours), le titre du document, l’adresse du site, la date de mise en ligne du message ou, à défaut, date de consultation du site.

Dans la mesure du possible, on indique ce qu’on sait de l’auteur, ses qualifications, ses affiliations à telle ou telle association. Cela permet d’apprendre à travailler avec rigueur.

 

C’est là où la démarche suivie par les élèves doit être la plus rigoureuse possible.

Les élèves doivent commencer par lire les chapitres de leur cours qui sont en relation avec le sujet et la problématique traités. Ils doivent ensuite se rapporter à leurs manuels. Viendront seulement ensuite les informations collectées au travers des mass medias (presse écrite, radiodiffusion, télévision et internet). Ils complèteront les informations ainsi recueillies par l’apport de connaissances personnelles sur le sujet.

Depuis une note de service n°2010-085 du 11 juin 2010, le sujet doit se rapporter à l’un des six thèmes proposés aux classes de Première, dont les deux communs aux séries ES, S et L du baccalauréat que sont l’homme et la nature ainsi que contraintes et libertés. Les autres thèmes sont, pour la série ES par exemple, les entreprises et leur stratégie territoriale, pouvoirs et société, la famille et la consommation. Ces thèmes sont eux- mêmes divisés en sous- thèmes comme celui de la liberté de conscience pour le second thème ou bien du pouvoir politique pour le quatrième thème.

D’où la nécessité de choisir la problématisation du sujet avec précision pour que les élèves puissent  repérer la « matière » à recenser et éviter ainsi le hors sujet.

Il s’agît en effet pour ceux- ci de relever toutes les informations dont ils disposent sur le sujet traité, mais rien que ces informations. Pour ce faire et pour pouvoir plus utilement recenser celles- ci de manière exhaustive sur la problématique et de manière chronologique, une fiche de suivi est remise à chaque élève qui la remplit à chaque séance. Cela permet de jalonner la progression tant individuelle de l’élève que celle du groupe.

Le recueil d’informations, pour être le plus pertinent possible, pourra être effectué de plusieurs manières par les participants aux TPE : enquête terrain, entrevue avec des responsables de projets, témoignage, consultation d’archives et de documents… etc.

Se posera alors l’épineuse, mais incontournable question, de la valeur et de la fiabilité des sources.

La problématique doit se rattacher à 6 thèmes qui sont redéfinis chaque année par une note de service, dont deux thèmes qui sont communs aux séries ES, S et L du baccalauréat.

Ce choix doit concerner les deux disciplines couvertes par les TravauxPersonnels Encadrés (TPE), en l’occurrence à la fois les Sciences Economiques et Sociales et l’Histoire et Géographie, mais aussi Sciences et Vie de la Terre et Sciences Physiques, Français et Langues, ou bien encore SES et SVT ou   Education Physique et Sportive. Ces « couplages » visent à favoriser des approches transversales des sujets à traiter. Il suppose déjà que les différents élèves composant chaque groupe se soient volontairement choisis et qu’ils partagent ensemble des centres d’intérêt identiques.

En raison du caractère très balisé du parcours dans la réalisation des TPE, chaque groupe d’élèves a une quinzaine de jours pour déterminer à la fois le sujet qu’il a choisi et la problématique qui s’y rapporte et pour éventuellement en changer si elle ne lui convient pas. Pour cela, les participants peuvent s’inspirer des travaux effectués par leurs camarades des années précédentes, à condition bien entendu de ne pas en faire le plagiat. Il leur est aussi vivement conseillé de suivre l’actualité politique, économique, sociale, scientifique… de manière régulière afin d’en saisir des informations intéressantes leur donnant l’envie de traiter tel sujet plutôt que tel autre, permettant ensuite à chaque élève du groupe d’effectuer un rendu intéressant à même de déboucher sur une problématique captivante et originale. Tout naturellement, la concertation avec les anciens élèves eux aussi passés par cette démarche ainsi que la consultation efficace et réfléchie d’internet, des réseaux sociaux et de l’ensemble des mass medias, viendra constamment alimenter les débats au sein des groupes et entre ceux- ci pour permettre à chacun des groupes de se positionner.

Pour ce faire, chaque élève doit auparavant chercher au travers de l’actualité ou sur internet un sujet à même de l’intéresser. Il doit alors le formuler et recenser toutes les idées qui lui viennent à l’esprit pour pouvoir effectuer une restitution de son travail devant le groupe lors de la séance suivante, chaque participant réalisant ainsi une mise en commun de ses recherches. L’objectif est ici de voir si le groupe possède suffisamment de matière sur un sujet pour pouvoir  l’exploiter de manière riche et diversifiée. Dans le cas contraire, ils devront recommencer l’opération jusqu’à ce qu’ils « tiennent » le bon sujet, pas trop vaste et relativement précis dans sa formulation, et comportant suffisamment de choses à dire pour que le groupe puisse en dégager une problématique la plus pertinente possible par rapport au sujet, c’est- à- dire ce qui pose problème au principal sur un sujet donné, le mini- mémoire à rédiger au fil des TPE ayant pour objectif d’y apporter une réponse argumenté de façon précise et originale. Aussi, le sujet doit- il avoir un angle d’attaque précis pour que le contenu ne parte pas dans tous les sens. Ainsi, un sujet qui porterait sur la bonne santé de l’industrie du luxe malgré la crise, devra cibler une entreprise ou un grand groupe commercial en particulier. Cela favorisera également la réflexion autour d’une problématique la plus appropriée possible à leur sujet.

 L’enjeu de ce blog est de montrer les ressemblances et les différences qu’il peut y avoir entre les recherches documentaires faites par les élèves de 1ère dans le cadre des TPE et la démarche de recensement de l’information en Documentation.
Cette activité a pour objectif d’initier les élèves à effectuer semblable recherche de documents et, pour cela, d’identifier un parcours de recherche de l’information.
L’enjeu pour les élèves dans le cadre de ce type d’activité consiste déjà pour eux à suivre attentivement l’actualité pour pouvoir être à même de dégager un sujet qui les intéresse et en discuter avec les autres membres du groupe (voir par exemple la découverte de planètes habitables similaires à la Terre : http://science.psu.edu/journal/fall-2008/journal/fall-2008/Fall2008_FeatureStory.pdf ).
Ils doivent ensuite confronter les différentes idées qu’ils ont sur le sujet pour les « coucher » sur le papier afin d’en dégager la problématique.

C’est donc avant tout une démarche d’esprit critique et de travail collaboratif qui est attendue ici.
Ce travail doit notamment leur permettre de dégager une problématique commune pour traiter le sujet choisi collectivement par le groupe. Cette démarche apprend donc aux élèves la patience et la diplomatie, les groupes  se mettant d’accord sur un sujet ou sur une problématique du premier coup étant rares. C’est pourquoi les divergences entre les membres vont souvent bon train.
Aussi, la recherche documentaire en TPE est- elle relativement encadrée comme n’importe quel type de recherche, afin d’aboutir à la rédaction d’un mini- mémoire ainsi qu’à sa soutenance.

Nous verrons qu’en dépit de quelques différences, se dessinent alors les grandes lignes d’un parcours de recherche de l’information qui revêt nombre de similitudes avec celui faisant office dans la Documentation.